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21

déc. 2021

Un cadeau de Noël avant l'heure pour Louis Marquet-Baurès

Publié il y a 9 mois par Yves Michel

L'année ne pouvait pas mieux se terminer pour Louis Marquet-Baurès. Le gaucher des moins de 17 du Fénix a vécu durant toute une semaine au contact de l'équipe de France dirigée par Guillaume Joli et a activement participé au tournoi de Tolède que les Tricolores ont remporté. Fin janvier, deux autres joueurs du comité de la Haute-Garonne, Gabriel Gomes et Raphaël Bouri seront évalués au plus haut niveau par le staff national des U17.

La sensation que cette semaine passée dans un autre monde a filé trop rapidement. Pour la 1ère fois de sa jeune carrière de handballeur, Louis Marquet-Baurès a partagé le quotidien d’une équipe de France. Du rassemblement à la Maison Du Handball à Créteil à la participation à un tournoi à Tolède en Espagne où pendant trois jours, les U17 tricolores ont pu se mesurer à leurs homologues portugais, slovaques et espagnols. Et le Toulousain a savouré chaque instant avec délectation parmi ce groupe de joueurs nés en 2006. « J’en avais croisé certains lors d’un 1er rassemblement national, les autres, pour ainsi dire, je les découvrais. » Et dans l’avion qui le dimanche 12 décembre le conduisait vers la région parisienne, le gaucher du Fenix s’est surpris à imaginer tous les scénarios qui pourraient se présenter. « J’allais vivre une nouvelle expérience qui se terminait par une confrontation internationale. J’avoue que j’étais partagé entre excitation et appréhension. Comment ça allait se passer, est-ce que j’allais être à la hauteur ? Dès mon arrivée, j’ai été rassuré. Le staff nous a pris en charge et a veillé à ce que nous ne manquions de rien. Et si je fais un bilan de la semaine, ça a été tout simplement génial. » Première pour Louis mais aussi pour Guillaume Joli qui depuis la fin de l’été a été investi à la tête de l’équipe de France des moins de 17 ans. L’ancien ailier droit multi médaillé avec les "A", avait retenu 18 joueurs parmi lesquels le Toulousain ne figurait pas. Le forfait sur blessure d’un des deux arrières droits initialement choisis, lui a offert une opportunité inespérée. « C’était déjà une fierté d’être dans le groupe élargi. Quand j’ai été appelé, j’ai tout de suite pris conscience que cette chance qui m’était donnée, il ne fallait pas la rater. Ce rassemblement au plus haut niveau m’a poussé à devenir plus exigeant avec moi-même, à être plus performant. Quand tu vois quels grands joueurs sont passés dans cette filière "jeunes", c’est très motivant. » Sans refaire ses gammes car au Fénix chaperonné par Florian Lévy et au Pôle Espoirs dirigé par Vincent Griveau, Louis Marquet Baurès progresse au quotidien, cette participation à un rendez-vous tricolore a été un accélérateur de particules. « Il a été surtout question du projet de jeu. Les coaches ont insisté sur les duels en attaque mais surtout sur la défense. Il y avait des automatismes à trouver et on a beaucoup travaillé dans ce domaine. Ce qui est hyper intéressant pendant la prépa, c’est d’avoir des retours vidéo à chaque mauvaise action. Tu vois individuellement et immédiatement ce qui ne va pas et tu essaies de corriger. La journée se terminait par un débrief collectif pour nous aider à mieux comprendre le message des entraîneurs. » Et apparemment, cette sélection de joueurs nés en 2006 a bien respecté les consignes puisqu’elle a dominé le tournoi de Tolède en réalisant un carton plein (voir plus bas). « C’est vrai qu’on a gagné nos trois matches. A chaque entrée sur le parquet, avec un peu de public qui encourage dans les tribunes, c’était incroyable à vivre. Et puis, il y a la Marseillaise, ça donne des frissons. Mais dès que le match est lancé, tu es concentré sur ce que tu dois faire et la charge émotionnelle retombe. » Guillaume Joli a fait tourner son effectif et utilisé ses deux arrières gauchers qui ont même montré leur polyvalence en rendant service sur la base avant.



L'enchaînement des séances et des matches ont propulsé le joueur dans une autre dimension. « Je pense avoir rempli ma mission en défense. En attaque en revanche et les coaches me l’ont dit, je n’ai pas pris assez d’initiatives sur les tirs de loin. Quand, au bout de cette semaine, tu quittes cette ambiance et ce groupe, tu n’as qu’une envie : c’est y revenir au plus vite. Je sais que je ne suis pas le seul dans ce cas et la concurrence sur le poste va être rude. Il va falloir désormais que je sois régulier dans mes performances pour atteindre le niveau demandé. » Le minot du Fénix garde toute sa lucidité. Alors que le noyau dur des U17 nationaux évolue chez les moins de 18, Louis est un des rares éléments sélectionnés par Guillaume Joli à ne pas avoir franchi le pas. A très court terme, on peut se poser la question de savoir si pour les convocations futures, cela ne va pas constituer un handicap. « Je vais travailler encore un peu plus. Porter le maillot tricolore oblige à être plus rigoureux, exemplaire en dehors et sur le terrain. » Louis Marquet-Baurès, Raphaël Bouri, tous deux du Fénix et l’ailier droit de l’ETB (Entente Tuc Balma) Gabriel Gomes sont sur les tablettes de l’entraîneur national des U17. A eux de donner la plénitude de leurs capacités pour rester au contact. 

Guillaume Joli est un hyperactif. Comme tout un chacun, il profitera des fêtes en famille mais dès la 1ère semaine de janvier reprendra son activité sur le Pôle de Lyon dont il est le responsable et sa quête d'entraîneur national, pour identifier les meilleurs éléments regroupés dans la catégorie U17. Alors que le 1er rassemblement de la semaine était loin d’être terminé, le champion olympique 2012 a élaboré une liste de 39 joueurs (!), tous nés en 2006 qui participeront au stage national 2 à la Maison Du Handball, du 24 au 28 janvier 2022. « Voir ou revoir cette génération. Être sûr de n’oublier personne. Aucun joueur ayant participé au déplacement à Tolède n’y figure car on les a déjà évalués. Au passage, ce rassemblement ponctué par les trois matches (trois succès contre le Portugal 42-25, la Slovaquie 33-24 et surtout l’Espagne 33-30) a été très intéressant dans son contenu. Le groupe a bossé avec sérieux, j’ai constaté un réel investissement et surtout une super mentalité. Le résultat contre l’Espagne est significatif (les Français ont été toujours devant au tableau d’affichage) et puis, il n’est jamais évident de battre les Espagnols chez eux. Les joueurs convoqués fin janvier seront donc évalués. Je ferai ensuite une liste mixte entre ceux-là et ceux de Tolède pour le prochain stage contre les Norvégiens fin avril. »



Deux joueurs du Comité de la Haute-Garonne, l’ailier droit des U18 de l’Entente Tuc Balma (actuel seul leader de sa poule en championnat)  Gabriel Gomes (photo ci-dessus) et l’excellent meneur de jeu des U17 du Fénix Raphaël Bouri (photo ci-dessous), artificier majeur du dernier match contre Bruguières (14 réalisations) figurent parmi les 39. Le demi-centre toulousain devra faire face à une sacrée concurrence sur le poste avec notamment la présence d’un certain Thomas Omeyer, fils de Christian (actuel président du Sélestat Alsace HB) et surtout neveu de Thierry (qu’on ne présente plus). Avec Gabriel, Louis et Raphaël auxquels on pourrait rajouter un 4ème élément issu du Pôle du Lycée Raymond Naves, le gardien de buts des moins de 18 de L’Union, Jordan Salandini (non retenu cette fois-ci), la Haute-Garonne est parfaitement bien représentée dans cette catégorie d’âge. 

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